événement pluridisciplinaire

Passages • journée d’étude

24 septembre 2022

PASSAGES • JOURNÉE D’ÉTUDE
Samedi 24 Septembre

10h-18h

Série de 8 interventions universitaires flash de 30 min.
À partir de 15 ans • entrée libre à prix libre

repas sur réservation (9,50€)

Ateliers, performances et conférences autour des notions de passage, d’inquiétante étrangeté et du passage indéterminé qui s’y trouve. Réflexions au cœur des transformations, des crises, des failles et des troubles qui peuvent conduire vers de nouveaux mondes.

Les multiples crises, écologiques, politiques, sanitaires et migratoires, que nous traversons invitent à une remise en question de notre rapport au réel. Le passage dans lequel nous nous trouvons indique un changement transitoire. Il convient de déterminer dès aujourd’hui les finalités sur lesquelles nous souhaitons aboutir.

10h
Salma Rouyett • conférence éclair

L’intranquilité du livre : La symbolique du dédoublement chez Abdélkebir Khatibi

« La figure du double est un thème récurrent dans l’écriture d’Abdelkébir Khatibi. Le double fonctionne, de façon ambivalente, comme l’alter ego, le moi extérieur porteur de la voix de l’écrivain qui n’existe plus comme instance unique, mais qui est aussi, simultanément ou en alternance, une altérité, un double de lui-même. La présence de la figure du double peut aussi être attribuée à un facteur psychologique ; Freud associe la thématique du double à la question de l’identité, de la conscience et des limites de l’individu, elle suscite des effets d’inquiétante étrangeté et relève de l’angoisse par laquelle quelque chose de refoulé fait retour. Dans l’oeuvre de Khatibi, Le refoulé serait, entre autres, la langue arabe qui travaille l’écriture en prêtant ses structures et son rythme à la plume de l’écrivain et en nourrissant son imaginaire. […] »

Salma Rouyett est doctorante en 3ème année à la Faculté des Sciences de l’Education- Université M5 – Rabat au Maroc au sein du laboratoire de recherche Éducation, culture, arts et didactique de la langue et de la littérature françaises.

10h45
Rodolphe Perez • conférence éclair

Soi-même comme un autre : l’étrangeté du double chez Bataille

« Le motif du double est récurrent dans les textes de Georges Bataille. La perspective d’une mise
en scène du moi comme un double étranger ouvre des pistes intéressantes pour penser la confrontation à sa propre altérité comme inquiétante étrangeté. Instant du seuil, la scène où le personnage se rencontre ou rencontre un double, renouvelle constamment le thème du malaise du familier. […] Cette communication entend, à partir d’un corpus fictionnel, étudier et montrer comment la rencontre du double comme étranger-familier constitue un seuil épiphanique de l’inquiétante étrangeté, où la duplicité et le faux ouvre la voie à une vérité de l’illusion. […] »

Rodolphe Perez est doctorant contractuel à l’Université de Tours, laboratoire ICD (Interactions
Culturelles et Discursives). Il mène une thèse intitulée « L’écrivain abolie : transgressions de l’auctorialité chez Georges Bataille » sous la direction de Christine Dupouy. Il travaille également sur les influences entre Bataille et Colette Peignot. Ses travaux visent à dégager une réflexion large sur la place de Bataille au sein des écrivains négatifs, voie de la Terreur littéraire, dont
une généalogie singulière oeuvre encore à la pensée contemporaine de la déconstruction. Il travaille sur les questions de posture d’auteur et est intervenu à ce titre à l’Université d’Artois dans le cadre d’un séminaire doctoral sur « l’interview littéraire : mise en scène et (re)configuration de soi » où il a pu étudier les présences télévisuelles de Bataille.

11h30
Arthur Houplain • conférence éclair

Le sentiment d’Unheimlich dans les “seuils” de Gaspard de La Nuit

« L’objectif de l’intervention est d’étudier les « seuils » (G. Genette) de Gaspard de la Nuit en cherchant à montrer que le sentiment d’Unheimlich qui s’en dégage constitue l’une des clefs de compréhension de la poétique de Bertrand. […] »

Doctorant contractuel chargé de cours à l’Université Rennes 2, son projet de thèse a pour titre « Le gaz d’éclairage à Paris dans la littérature française du xixe siècle (1812-1889). Pour une technocritique » sous la direction des Professeurs Xavier Bourdenet (Université Rennes 2) et Hugues Marchal (Université de Bâle). Il est membre de l’Association Internationale Gaston Bachelard, membre de l’Association des Amis d’Aloysius, dit Louis, Bertrand, membre de l’Association Française de l’Éclairage, et membre de l’Association Ad Hoc. Ses centres d’intérêt scientifique sont : la littérature française du xixe siècle, la poésie (XIXe – XXIe siècles), l’imaginaire de la lumière, l’épistémocritique, la technocritique, la philosophie de la technique, la philosophie de l’imagination de Gaston Bachelard, et Louis, dit Aloysius, Bertrand.

12h15
Martin Geoffre • conférence éclair

Vacillement des limites sur la scène contemporaine

« Dans l’approche anthropologique, le chamanisme est défini comme une forme immanente de médiation entre les humains et les esprits, assurée par le chamane au service de sa communauté. Celui-ci peut être étudié « comme technique d’imagination, c’est-à-dire comme technique d’investigation et de cognition de l’invisible ». La représentation rituelle chamanique rend présents ces êtres imaginaires invisibles. Les différences entre les sociétés tiendraient au degré de perméabilité entre imaginaire et réalité, lequel détermine le rapport de chacune d’entre elles à la représentation. Partant de l’hypothèse d’une corrélation entre représentations rituelle et théâtrale, j’interroge dans mon travail de recherche l’existence de démarches chamaniques sur la scène contemporaine, j’aborderai ici mon sujet par le prisme de l’inquiétante étrangeté. […] »

Martin Geoffre est administrateur de compagnie et organisateur de fêtes techno. Il est doctorant en Études Théâtrales à l’université de Rennes 2 depuis l’automne 2021. Son projet de thèse a pour titre « Imaginaires et gestes chamaniques sur la scène contemporaine ».

14h
Astrid Fizyczak • atelier d’écriture

L’instabilité du foyer dans l’écriture d’Elizabeth Bishop

« Chez Elizabeth Bishop, le foyer familial est source d’interrogations à un point tel que les voix poétiques nous incitent à le quitter. L’exploration de l’espace permet de rendre compte de l’instabilité du sujet lyrique car l’espace familier s’avère instable. Nous verrons en quoi le voyage ou la promenade littéraire sont des moyens de souligner l’étrangeté du quotidien […]. »

Astrid Fizyczak est jeune chercheuse à l’Université de Paris 3 – Sorbonne-Nouvelle. Elle est aussi professeure d’anglais dans le secondaire dans la région parisienne et chargée de TD à l’Université Paris 3 – Sorbonne-Nouvelle. Ses recherches portent sur l’espace, la mémoire, l’écriture du temps, la rêverie comme source de créations dans l’écriture d’Elizabeth Bishop. Elle est actuellement en deuxième année de thèse. Elle a donné plusieurs communications en France et à l’étranger. Les dernières portaient sur l’émerveillement dans la poésie d’Elizabeth Bishop (Université de Poitiers, mai 2022) et la poésie du voyage chez Elizabeth Bishop (Université de Tartu, Estonie, juillet 2022). Elle est également l’auteure de plusieurs articles publiés dans des revues universitaires telles que Passage ou Chameaux.

14h45
Rosanna Gangemi • conférence éclair

L’inquiétante étrangeté d’une porte dérobée

« J’aimerais contribuer à la réflexion commune autour de l’expérience des passages en interpellant la littérature. L’espace interstitiel que je souhaiterais interroger est celui présent dans un roman peu connu de Marlen Haushofer (1920-1970), La Porte dérobée (1957), écrivaine autrichienne qui jouit aujourd’hui d’une attention grandissante grâce surtout à la réédition de son récit survivaliste et postapocalyptique au féminin Le mur invisible (Prix Arthur Schnitzler 1963), qui a inspiré à Julian R. Pölsler le film Die Wand (2013). […] »

Rosanna Gangemi habite à Bruxelles et est philosophe de l’art, traductrice et essayiste. Elle a codirigé la revue internationale d’art DROME magazine et coordonné de nombreux projets artistiques et culturels. Elle a enseigné la théorie des images, l’art vidéo et les arts visuels contemporains à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et est chargée du cours de méthodologie de l’art contemporain à l’Université Lille 3. Elle travaille à une thèse sur le regard chez l’écrivaine Marlen Haushofer, tandis que les écrits de Günther Anders sur l’art continuent de faire partie de ses préoccupations esthétiques majeures.

15h30
Alexandra Gaudechaux • performance

De l’écriture au sentiment d’inquiétante étrangeté dans le théâtre novarinien

« Notre contribution propose d’interroger le travail opéré par Valère Novarina sur le langage et qui favoriserait, selon notre hypothèse, l’apparition pour l’acteur qui interprète les textes du dramaturge – et éventuellement pour le spectateur – le surgissement de ce que l’on pourrait appeler un sentiment d’étrangeté à soi par le biais d’une écriture singulière que nous déclinerons en tant que poétique de l’idiotie. […] »

Docteure en études théâtrales de l’Université Rennes 2. Thèse menée sous la direction de Sophie Lucet et intitulée « La poétique de l’idiotie dans l’oeuvre théâtrale de Valère Novarina » (soutenue en 2020). Enseignante de lettres classiques dans le secondaire entre 2015 et 2021. Chargée de cours en études théâtrales à l’Université de Rennes 2 entre 2016 et 2021, Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche en études théâtrales à l’Université de Lille de 2021 à 2022 et prochainement ATER en études théâtrales à l’Université de Bretagne Occidentale à partir de septembre 2022. En parallèle dramaturge et compositrice au sein de la compagnie de théâtre Ravages.

16h30
Marion Ott • conférence éclair

Représenter le corps noir : l’Unheimliche et le grotesque de l’art contemporain afro-féministe. L’exemple de Kara Walker, Doreen Garner et Wangechi Mutu.

« Loin de se limiter à la loufoquerie burlesque à laquelle son acception courante et le prisme carnavalesque tendent à le restreindre, le grotesque s’ancre, en tant que catégorie esthétique, dans une expérience très proche de celle de l’inquiétante étrangeté, et mobilise fréquemment cette dernière dans son fonctionnement. L’effet grotesque résulte en effet selon Wolfgang Kayser d’un sentiment d’étrangéisation du monde et du sentiment que ce qui nous était familier nous est soudainement devenu unheimlich. Modes de l’ambiguïté, de l’entre-deux et de la défamiliarisation, le grotesque et l’Unheimliche suscitent chez leurs récepteurs un sentiment paradoxal de malaise et de fascination, allant de l’inconfort au dégoût, voire à l’effroi. […] »

Titulaire d’un master en littérature générale et comparée de l’Université Paris 3, Marion Ott est agrégée de lettres modernes. Après avoir enseigné en lycée, en Bretagne puis en Lorraine, elle a débuté une thèse de doctorat en littérature comparée à l’Université de Lorraine en octobre 2019, où elle est également chargée d’enseignement et préside l’association des doctorant·es en arts, lettres et sciences humaines. Ses recherches portent sur le grotesque dans un corpus de romans africains et indo-océaniques.

17h15
Frédéric Weigel • conférence éclair & vidéo

La double étrangeté de l’altérité japonaise

« Nous proposerons une vidéo courte d’une dizaine de minutes, […] nous montrerons un exemple concret de cette double expérience de l’étrangeté japonaise à travers la visite de ma maison (heim) personnelle. Si les salles japonaises produisent un sentiment d’étrangeté tout à fait exotique, le salon occidental suscite davantage de malaise par son décorum ; mais cette dichotomie n’existe que pour l’œil de l’étranger. […] »

Frédéric Weigel mène une réflexion pluridisciplinaire issue de sa pratique artistique et de celle de l’organisation d’expositions avec le centre d’art indépendant le « Palais des paris » qu’il a fondé à Takasaki au Japon. Il tente actuellement d’articuler certaines figures empiriques issues de sa pratique en terre éloignée avec les discours de domaines spécialisés, afin d’en faire émerger les hiatus et les complexités d’appréhensions. Il a récemment publié « En marge de la “marge” japonaise » dans Nouvelle revue d’esthétique.


En partenariat avec l’Université Rennes 2, laboratoire PTAC (Pratique et Théorie de l’Art Contemporain).

Informations pratiques

Informations pratiques

Informations pratiques

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Dans le cadre de
PASSAGES

Par delà l’inquiétante étrangeté

Événement collectif
Du 8 au 25 septembre

PROGRAMME

EXPOSITION

Du 8 au 25 septembre
Jeudi 14h-22h / vendredi au dimanche 14h-18h
Plateforme (1er étage)

Avec : Agathe Deroin, Christophe Écobichon, Marin Esnault, Théo Guezennec, Vanille Hurel, Adrien Ordonneau, Camille Outin & Camille Riquier.
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Vernissage
Jeudi 8 septembre
à partir de 18h30
+ performance S’enforester Mitch Fournial
+ concert The Universal Veil (David Chatton Barker & Sam McLoughlin)
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ATELIERS PORTES OUVERTES

Samedi 10 et dimanche 11 septembre14h-18h
Rencontre avec les artistes associé·es et les membres actif·ves de l’association
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Samedi 10 septembre, 16h
Visite du collectif : histoire, enjeux et fonctionnement
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BRADERIE

Dimanche 11 septembre, 8h-18h
Déballage des greniers du voisinage + étalage de matériel d’artistes & de compagnies + interventions artistiques
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SOIRÉES MUSICALES

Samedi 10 septembre, 18h-2h
Le Club : UVB76 + Judgitzu + Upwellings + Zazu + Gilles Gillet
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Jeudi 15 septembre, 19h30-23h
Buvette • Tourism + Dj Ranium
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Vendredi 16 septembre, 18h-2h
Soirée Cabanon Records + Préhensible[?]
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Jeudi 22 septembre, 18h30-23h
Buvette • Cheb Rooty & Dr. Doo • Dj-Set (Roz An Clan Studio)
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CHAOS D’URGENCE

Samedi 17 septembre, 14h-18h
Ateliers de la fresque du climat animés par l’ALEC du Pays de Rennes
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Du 19 au 22 septembre
Résidence de création suite aux ateliers
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Jeudi 22 septembre, 19h30
Buvette • Restitution publique de la résidence
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JOURNÉE D’ÉTUDE

Samedi 24 septembre, 10h-18h
Réflexions autour des notions de passages et d’inquiétante étrangeté, au cœur des troubles qui peuvent conduire vers de nouveaux mondes.
Infos complètes

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