événement Résidence

Je préfèrerais que l’on ne travaille pas assez

11 octobre — 19 octobre 2022

JE PRÉFÈRERAIS QUE L’ON NE TRAVAILLE PAS ASSEZ
Johan Michel & Antoine Chanteloup
Résidence de création
11 au 19 octobre

Les Ateliers du Vent accueillent en résidence Johan Michel (bricoleur & réalisateur) et Antoine Chanteloup (artiste & musicien), pour un travail sur les chansons du film Je préfèrerais que l’on ne travaille pas assez dont Johan Michel termine actuellement l’écriture scénaristique.

Ce film s’articulera autour de lettres et de chansons, qui sont la véritable colonne vertébrale du récit, auprès desquelles se déploieront des scènes parfois très écrites, parfois laissant place à l’improvisation, kaléidoscopes d’impressions, fragments d’un quotidien à la fois très simple, concret, et détraqué comme le sont parfois les eaux de la Loire, auprès de laquelle se tournera le film.

Informations pratiques

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Johan Michel attache une grande importance aux fantômes s’ils sont cordiaux, aux enfants s’ils sont méchants et aux brigands s’ils sont tendres. Dans ses rêves, il cueille de quoi faire du vin d’épine, habite un vieux moulin et ne se lave que dans la mare avec les oies. Comme on ne peut pas toujours vivre ainsi, il fait aussi du cinéma, de la maçonnerie, du maraîchage, et d’autres petits boulots (quand on ne sait rien faire de particulier, il faut bien savoir tout faire un peu). Un temps régisseur général pour Ramdam, un autre temps coordinateur, animateur pour Atelier Déclic (Rennes), son dernier film s’appelle Berzingue et fait suite à La Barque (avec notamment la chanteuse Éloïse Decazes, et co-écrit avec Héloïse Pierre-Emmanuel) et Les Vendéennes (co-réalisé avec Frédéric Bayer-Azem). Il est actuellement en écriture d’un court métrage, Je préférerais que l’on ne travaille pas assez, et d’un long-métrage, Fantômes de morts — une histoire de contrebandiers descendant la Loire avec une cargaison de miel et de duvet d’oies. Passionné par les aventures de Tom Sawyer et de Huckleberry Finn pas moins que par celles de Abel dans la forêt profonde (Áron Tamási), influencé par des films comme En rachâchant de Straub et Huillet, Du côté d’Orouët et Maine Océan de Jacques Rozier, La Collectionneuse de Rohmer, et les « façons» plus contemporaines d’Alain Guiraudie, Pierre Creton, Miguel Gomes… Son travail est inévitablement marqué par la vie qu’il a menée, jusqu’à l’adolescence, dans un moulin à vent, entre le travail de la ferme et les fuites en barques, en peugeot 103 (doté d’un carburateur de 15), ou en roller…
À Chaumeré (35113 Domagné), il fonde Contre-champs, une association à vocation culturelle et artistique. Installée dans la ferme d’un ami éleveur, nichée auprès des arbres et des prés, ils proposeront des temps de résidences, de créations, des ateliers et autres rendez-vous. Une aventure qui fait ses premiers pas cette année.

Antoine Chanteloup. Après une résidence au refuge du Sentier des Lauzes, il travaille actuellement à un premier album, sur lequel il sera notamment accompagné de Mocke Depret (Holden, Arlt, Midget). D’abord vidéaste, dessinateur, mais aussi aide à domicile et correcteur pour l’édition et le cinéma, il a toujours écrit des chansons, qu’il gardait pour lui et ses amis. Il commence enfin à leur faire voir le jour, à faire de petits concerts à Marseille où il réside depuis cinq ans. Ses chansons naviguent entre quelque chose d’un peu obscur, alambiqué, et une lumière plus vive, chaleureuse, directe, qui pourrait parler à chacun (les chansons traditionnelles ont une grande place dans son approche de la musique). Cette chose plus « aimable » tient beaucoup, sans doute, à la présence insistante, dans les textes (comme dans son écriture), des oiseaux, insectes, végétaux… traces de ses lectures (Jean-Henri Fabre, Jean-Loup Trassard, Eugène Savitzkaya…) et de ses longues années à vivre dans un
moulin de l’ouest de la france, au bord d’un bief. Depuis qu’il a gagné la ville, son écriture se resserre et peut parfois mordre. Il a d’ailleurs décidé de se méfier des oiseaux et des fleurs, de la « bobinisation» (du nom d’un poète qu’il a tendrement pris en grippe) de la poésie.
Sur les films tournés avec Johan Michel jusqu’ici, il s’est tantôt occupé du son, tantôt de l’image. Il s’est maintenant passé plus d’années de leurs vies depuis leur rencontre qu’avant celle-ci. Sur Je préférerais que l’on ne travaille pas assez, en plus des chansons, il viendra se mêler du scénario, y tonner s’il le faut.
Quelques chansons d’Antoine Chanteloup peuvent s’entendre ici.

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